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Le mobile sera plus disruptif que le web

Forrester vient de publier une étude très intéressante sur LA question que tout le monde se pose sur le mobile : quel modèle de monétisation ?

Car si de nombreux services arrivent désormais à capter de l’attention (Facebook, Twitter, Instagram et consoeurs), peu arrivent à monétiser cette audience sans la braquer, l’attention sur un mobile étant beaucoup plus forte que sur n’importe quel autre écran.Le mobile

Comme nous le rappelle Forrester, si le mobile représente 60% du trafic de Facebook, il ne représente que 15% des revenus pour le moment.

Même le modèle Freemium qui semble être une solution pour des entreprises telles que Evernote, dont le CEO annnonce que le meilleur moyen pour avoir 1 million de personnes qui payent reste d’avoir 1 milliard de personnes qui utilisent le service, n’est pas accessible pour la majorité qui n’arrive pas à générer autant d’audience.

La problématique n’est pas nouvelle d’ailleurs car le web avait les mêmes barrières à l’origine et connaît encore des transformations dans sa manière de se monétiser.

Si le modèle purement publicitaire est très loin d’avoir trouvé son mode optimal de fonctionnement sur le mobile, on pourrait imaginer simplement que vendre l’accès à une application à un prix relativement élevé pourrait être la solution. Mais à moins de permettre de faire de fortes économies par ailleurs, aujourd’hui, ce modèle n’est pas éprouvé.

Mais ce qui semble le plus important comme le titre de la note l’indique c’est que, selon Forrester, le mobile va transformer de manière plus profonde que le web, un certain nombre de business.

Comme le web, le mobile va permettre de prolonger un certain nombre de business existants bien sûr, il va également permettre la naissance de business totalement « pure player ». Il va également chambouler des modèles purement web comme Facebook (on voit la monter de Badoo ou le rachat d’Instagram pour une somme qui semble déraisonnable eu égard aux revenus générés à date).

Plusieurs raisons à cela :

1. Les smartphones deviennent grand public (la barre des 50% de possession sur le parc de mobiles vient d’être franchie aux U.S. et dans plusieurs pays d’Europe).

2. Le mobile est un appareil que l’on a tout le temps sur soi, presque le prolongement du bras (ou de ses lunettes si ces dernières se développent fortement).

3. L’usage des apps et du web mobile va largement dépasser l’usage du web partout dans le monde comme c’est déjà le cas en Inde. Dans ce cadre, Forrester prévoit que l’internet mobile touche 29% des Indiens, 37% des Brésiliens et 64% des Chinois d’ici 2016. Une audience massive qui n’existait tout simplement pas jusqu’ici.

4. Les consommateurs sont prêts et le mobile va bénéficier de tout le travail d’éducation qui a été fait sur le web sur les 15 dernières années. Si la promesse est simple et utile, ces derniers basculeront sans difficultés.

5. Les publicitaires vont aller chercher l’engagement. Le temps passé et l’attention donnée à son mobile sont déjà importants et vont aller en s’accélérant. Sans aller jusqu’à dire que la publicité sur mobile dépassera rapidement celle du web, il semble évident que les modèles contextuels (par exemple des coupons au moment ou vous en avez besoin) vont se généraliser.

6. La connaissance des consommateurs va être optimisée. La liaison sociale, mobile et contextuelle (SoLoMo) va permettre aux marques de récupérer de nombreuses informations (data) qui, une fois analysées, permettront de proposer  une expérience unique à chaque consommateur.

Attention, cette note n’a surtout pas comme objectif de vous faire développer une application de marque (une autre) qui n’aura aucune utilité client car centrée sur vos produits. Comme pour le reste, les marketers doivent se concentrer sur la mission de leur marque (voire l’élargir) afin de proposer à leurs clients des services utiles et faciles.

Les marques vont devoir prendre ce virage puisque l’audience, elle va le faire, mais sans nécessairement que cela génère du revenu depuis le mobile directement (qui a dit « marketing/commerce intégré »).

Le papier de Forrester propose ensuite des clefs pour la monétisation de la présence sur le mobile. Vous le trouverez ici.

Lire l’article sur frenchweb.fr, par Grégory Pouy.



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